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Bernard Longpré

Biographie

Bernard Longpré

Né à Montréal en 1937, Bernard Longpré étudie à l’Institut des arts graphiques, sous la direction d’Albert Dumouchel. Dès cette époque, il fait montre de polyvalence, abordant diverses pratiques, du dessin à la photographie en passant par la sculpture. Ce goût marqué pour l’exploration se reflètera dans sa filmographie, qui compte des dessins animés, mais aussi un film de fiction et un documentaire, des expérimentations techniques, des films scientifiques et des courts métrages réalisés en pixillation.

Recruté par René Jodoin en 1957, Longpré fait ses débuts à l’ONF comme dessinateur au sein du département des films destinés à la Défense nationale. C’est ainsi qu’il anime plusieurs séquences d’un film didactique de René Jodoin, Comment fonctionne le moteur à jet (1960). Dans cette foulée, il collabore aussi avec Sidney Goldsmith qui réalise Le poisson denrée périssable (1962), ainsi qu’avec Kenneth McCready qui réalise Les glaciers (1965). Dans ces films, c’est la précision technique de son travail d’illustrateur qui est mise à profit, la clarté de la démonstration dépendant souvent de l’habileté graphique de Longpré.

Intéressé par les sciences, il réalise son premier film en 1965, Test 0558, expérimentation primitive d’animation assistée par ordinateur. Ce film modeste mais précurseur annonce la place de choix que l’ONF, sous l’impulsion de René Jodoin, occupera dans le champ de l’animation par ordinateur au cours des deux décennies suivantes.

Prolifique, Bernard Longpré signe treize autres films, en plus de ses collaborations aux projets de divers cinéastes, jusqu’à sa retraite au début de la décennie 1990. Avec Tête en fleurs (1969), sur une chanson de Claude Gauthier, il participe à la naissance du studio d’animation du Programme français. Terminé en 1975, Monsieur Pointu, qu’il coréalise avec Yves Leduc, est une sorte de consécration : cette fantaisie visuelle réalisée autour de la musique du « violoneux » Paul Cormier remporte un succès considérable et est mise en nomination lors de la soirée des Oscars. En 1980, il signe Les naufragés du quartier, constat social implacable sur la tragédie de l’alcoolisme. Avec Monsieur Pointu, ce film demeure la plus célèbre réalisation de Bernard Longpré. Un film autobiographique (Itinéraire, 1987) et une étude picturale (Félicité, 1989) marquent la fin de sa carrière cinématographique. Déjà, dans ces deux derniers courts métrages, on le sent plus proche du dessin et de la peinture que du cinéma. Ainsi, on ne s’étonne guère d’apprendre qu’il se consacre par la suite essentiellement à la peinture, jusqu’à son décès survenu le 24 juin 2002.


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