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Norman McLaren

Biographie

Norman McLaren

Par Donald McWilliams

Les débuts en Écosse

Norman McLaren naît le 11 avril 1914 à Stirling en Écosse. Dès les études secondaires, il manifeste un intérêt particulier pour la peinture. À dix-huit ans, il entreprend des études de décoration d’intérieur à l’École des beaux-arts de Glasgow, mais il n’obtient pas de diplôme. Trop occupé qu’il est à réaliser des films d’amateur, il ne remet pas ses travaux scolaires. Bien qu’il fréquente le cinéma, ce n’est pourtant qu’en devenant membre du cinéclub de l’école qu’il découvre les films d’Eisenstein et de Poudovkine, et, du coup, le cinéma occupe pour lui une nouvelle place dans la hiérarchie des beaux-arts. Nous sommes en 1934.

Je trouvais ce moyen d’expression formidable, passionnant! Et je me suis dit qu’il y avait peu de sens à dessiner et à peindre si on pouvait faire ça. La peinture et le dessin sont des pratiques vieilles d’au moins deux mille ans, mais voici un nouvel art, un art qui vient de voir le jour et qui est l’art de notre temps, alors que la peinture est l’art du passé.

Cette même année, McLaren découvre aussi un film abstrait du cinéaste d’animation allemand Oscar Fischinger. Cette découverte lui révèle que les figures abstraites qu’il voit en esprit en écoutant de la musique peuvent être rendues visibles par le cinéma. Il décide donc de se joindre au cercle de réalisation cinématographique qui vient d’être fondé à l’école. Son talent original et son énergie sans borne, qui semblent avoir épuisé ses collègues, font de lui le personnage principal de ce cercle. Passionné par la caméra dont il cherche à exploiter toutes les possibilités, il tourne ses premiers films essentiellement en prises de vues réelles – Seven Till Five (coréalisé avec Bill McLean et Stewart McAllister), a trait à la vie quotidienne à l’école; Camera Makes Whoopee (réalisé avec le même duo) raconte les préparations pour le bal annuel de l’école et le bal lui-même; Hell Unlimited (coréalisé avec Hélène Biggar), un film pacifiste, mélange des prises de vues réelles et des dessins et objets animés. Plein de vitalité et d’idéalisme, ce film acquiert une certaine notoriété en dehors des cercles de cinéma amateur. À cette même époque, il réalise aussi trois films expérimentaux : Polychrome Phantasy, Colour Cocktail et Hand-Painted Abstraction (coréalisé avec Stewart McAllister) – les deux derniers constituent ses premières tentatives d’utiliser le film pour animer des abstractions et Hand-Painted Abstraction est sa première expérience de peinture directe sur pellicule – et cinq courts-métrages publicitaires en prises de vues réelles, réalisés pour le compte du boucher du coin en échange de la caméra de ce dernier. La plupart de ces films sont présentés dans le cadre du Scottish Amateur Film Festival. Lors d’un de ces festivals, John Grierson est membre du jury. Impressionné par le talent évident de McLaren, il l’engage au Service cinématographique des postes britanniques (GPO) en lui promettant de lui apprendre la discipline, de même que la technique cinématographique.

Londres et le GPO 1936-1939

De l’automne 1936 jusqu’à son passage au Film Centre de Londres en 1939, McLaren travaille au GPO. Pendant ces trois ans, il réalise des documentaires utilitaires tout en apprenant les aspects techniques de la réalisation cinématographique. Deux films de cette époque revêtent une importance toute particulière. Le premier, Love on the Wing, dessin à la plume et à l’encre, tracé sur la pellicule, cadre par cadre, mettant en scène l’expression joyeuse du flux des pensées inconscientes d’un jeune artiste, témoigne de deux découvertes que McLaren a faites à Londres : l’esthétique de la métamorphose découverte dans les films du cinéaste d’animation français Émile Cohl et le surréalisme. Ce film se trouve à faire, par ailleurs, la promotion de la poste aérienne. Le second, Defence of Madrid, réalisé par Ivor Montagu à qui McLaren sert d’opérateur, est une expérience vécue, celle de la Guerre d’Espagne, expérience qui marque profondément la conscience sociale de McLaren et fait de lui un pacifiste.

L’époque new-yorkaise

À la fin de 1939, McLaren émigre aux États-Unis. Matériellement, sa vie à New York est difficile, mais, artistiquement, elle est enrichissante. Il réalise neuf courts métrages dessinés directement sur pellicule. Le premier, réalisé peu après son arrivée, est une carte de Noël animée adressée par la chaîne de télévision NBC à ses spectateurs. Puis, grâce à la baronne von Rebay, la sagace conservatrice du Museum of Non-Objective Art (devenu plus tard le Musée Guggenheim), qui le prend sous son aile et subventionne plusieurs de ses films, il réalise Points, Boucles, Scherzo, Étoiles et bandes et Boogie Doodle. Le son de ces trois premières œuvres est obtenu au moyen de dessins tracés directement sur la bande sonore et couvre un registre de trois octaves. Ayant découvert par hasard qu’il pouvait créer de la musique en traçant à la plume et à l’encre des motifs sur la bande sonore de la pellicule, McLaren expérimente déjà à l’époque du GPO avec le son synthétique. Dessiner directement sur la bande sonore est une des premières manières de créer de la « musique électronique », et McLaren est l’un des pionniers qui, dans divers pays, expérimentent ce procédé. L’exploration soutenue de ce moyen de création musicale, qu’il nomme « sons animés », le conduit à développer deux procédés : le dessin ou la gravure sur la bande sonore et l’impression photographique sur celle-ci de motifs tracés sur des plaquettes. Jusqu’à son dernier film, Narcisse (1983), McLaren utilisera le son synthétique avec une extrême finesse.

Trois autres films datent de l’époque new-yorkaise : NBC Valentine Greeting, Happy Birthday for Solomon Guggenhein et Spook Sport. Le premier est une œuvre proposée à la chaîne NBC, mais que cette dernière n’a pas acquis. Il a été mis en distribution par l’ONF en 1985 pour son intérêt historique. Le second est une carte de vœux dessinée directement sur pellicule qui a été projetée lors des célébrations du quatre-vingtième anniversaire de naissance de Solomon Guggenheim et, le troisième, est le résultat de sa collaboration avec la cinéaste d’animation états-uniennne Mary Ellen Bute laquelle avait engagé McLaren pour réaliser, par le procédé du dessin sur pellicule, les séquences animées de son film Spook Sport.

L’arrivée de McLaren au Canada : l’époque de la guerre

En octobre 1941, McLaren émigre au Canada pour rejoindre John Grierson à l’Office national du film qui venait d’être fondé et dont ce dernier assure la direction. Peu après son arrivée, il réalise Mail Early, un film publicitaire dessiné directement sur pellicule. Durant le reste de la guerre mondiale, il réalise cinq films reliés à l’effort de guerre. Tous ces films sauf un, Keep your Mouth Shut, sont dessinés directement sur la pellicule cadre par cadre. Ces films – V for Victory, Five for Four, Hen Hop et Dollar Dance – lui permettent d’affiner sa technique de dessin sur pellicule. Dollar Dance est une œuvre à retenir en raison des métamorphoses continues des lignes animées; Hen Hop est un grand solo exécuté par la créature qui deviendra la griffe de son créateur et V for Victory est, sans doute, l’œuvre qui affiche la plus grande simplicité graphique. Mettant en scène un bonhomme-allumette qui marche au pas, ce film illustre mieux que tout autre le don qu’avait McLaren pour donner à ses films dessinés directement sur pellicule un air de simplicité telle que tout un chacun pourrait en réaliser.

Un an après son arrivée au Canada, McLaren se voit confier l’organisation d’un service d’animation. Il le fait et enseigne à ses jeunes recrues sa théorie de l’animation.

J’ai essayé de garder avec la pellicule le même rapport de proximité et d’intimité qui lie le peintre à sa toile. Ainsi, ma théorie agissante est la suivante : peindre avec un pinceau sur une toile est un plaisir simple et immédiat; réaliser un film devrait l’être aussi.

L’idée que le dessin animé puisse être un art d’expression personnelle et que, de surcroît, cette expression puisse trouver sa place dans un cadre institutionnel, a exercé une grande influence sur le cinéma d’animation dans le monde entier. Il n’est pas exagéré d’affirmer que l’Office national du film du Canada, tel qu’envisagé par Grierson et McLaren, a contribué de manière considérable à l’évolution du cinéma documentaire et du cinéma d’animation.

Les responsabilités qu’il assume en sa capacité de chef du service d’animation et les films qu’il réalise pour soutenir l’effort de guerre n’empêchent pas McLaren de se consacrer à des films personnels. Ayant mis en chantier, à la demande de Grierson, une série de films inspirés de chansons folkloriques, il signe Là-haut sur ces montagnes, dans lequel il utilise, pour la première fois, des fondus enchaînés (d’ombres et de lumières) sur un paysage au pastel, procédé qui lui est inspiré par Une nuit sur le mont Chauve, d’Alexandre Alexeïeff, qu’il voit à la fin des années 1930. À l’aide d’un procédé qu’il invente, celui de la combinaison de zooms successifs, il réalise C’est l’aviron dans lequel on a l’impression d’une descente continue de la rivière. Ce procédé est repris par d’autres réalisateurs et, notamment, Stanley Kubrick, dans la séquence « Stargate » de 2001 : Odyssée de l’espace. Et il coréalise, avec René Jodoin, Alouette, sa première tentative d’utiliser des papiers découpés.

À la toute fin de la guerre, on commande à McLaren un film à intégrer dans un documentaire sur la guerre. C’est A Little Phantasy on a 19th Century Painting, film de métamorphoses au pastel. Mais, comme la guerre est finie, le documentaire est mis sur les tablettes. Cependant, le film de McLaren sort en 1946.

1946-1949

La guerre finie, McLaren se consacre à la réalisation de ses films personnels. Entre 1946 et 1949 il réalise quatre films : Hoppity-Hop, dessiné directement sur pellicule, traite le cadre à la manière d’un triptyque; Fiddle-de-dee, apporte une innovation en répétant une expérience que McLaren avait déjà tentée à l’École des beaux-art : peindre sur de la pellicule translucide comme si l’on peignait sur une toile. À la différence des dessins tracés sur pellicule où, cadre par cadre, il fait évoluer une imagerie simple, la peinture sur pellicule est non cadrée. Fiddle-de-dee, inspiré par la musique des violoneux, mélange de la peinture sur pellicule non cadrée avec des dessins tracés cadre par cadre. Caprice en couleurs, une explosion de couleurs animée au rythme du pianiste de jazz Oscar Peterson, est presque entièrement non cadré. Ce film est à classer parmi les chefs-d’œuvre de McLaren. Enfin, La Poulette Grise, est un autre film de métamorphoses au pastel, mais le premier au pastel couleur. Inspiré par une vieille berceuse française, il met en scène de nouveau une poule. Mais, à la différence de la poule survoltée de Hen Hop, celle-ci est calme.

En 1949, sous le patronage de l’UNESCO, McLaren fait un séjour en Chine pour initier les artistes de ce pays aux procédés audiovisuels. Il y sera témoin de la révolution communiste.

Les années 1950

Dès son retour de Chine à l’été 1950, McLaren réalise, sur commande, deux films en 3-D pour l’édition 1951 du Festival of Britain : Around is Around, composé à partir d’images enregistrées par Chester Beachall au moyen d’un oscilloscope, et Now is the Time, une mise en scène de figures dessinées dans un univers de nuages en papiers découpés. La musique du film est composée en photographiant des motifs graphiques sur la piste sonore de la pellicule. Ce nouveau procédé permet à McLaren d’obtenir une gamme de cinq octaves et de plus grandes possibilités tonales. Le film est présenté au festival à l’aide d’un système sonore de huit pistes ambiophoniques.

Voisins (1952), est l’expression de ses expériences en Chine et de ses sentiments à l’égard de la guerre de Corée. Le film est réalisé à l’aide du procédé que McLaren nommait « pixillation » et qu’il avait vu employé dans des films français de trucage de l’époque du cinéma primitif. Entre les mains de McLaren, ce procédé atteint des niveaux de virtuosité inédits : des humains animés, image par image, comme des personnages de dessins animés y réalisent des exploits extraordinaires. La bande sonore est composée de musique créée à l’aide de l’impression photographique de motifs tracés sur des plaquettes. Œuvre allégorique qui dénonce la guerre en racontant l’histoire de deux hommes qui se battent pour une fleur, ce film, le plus célèbre de McLaren, a remporté un Oscar en 1953.

Peu après, McLaren présente un autre petit film en pixillation : Two Bagatelles. Toujours en 1952, il termine Phantasy, commencé avant son départ pour la Chine. Cette œuvre mélange animation au pastel par ajout et soustraction, pastels en métamorphose, fondus enchaînés et éléments découpés. La musique, composée par Maurice Blackburn, recourt, elle aussi, au mélange : celui du saxophone et de sons « animés » à l’aide de plaquettes photographiées.

En 1953, toujours sous le patronage de l’UNESCO, McLaren part en Inde pour y enseigner les procédés audiovisuels. De retour en 1955, il reprend le procédé d’intervention directe sur la pellicule et réalise Blinkity-Blank non pas en dessinant ou en peignant sur de la pellicule translucide comme précédemment, mais en grattant des motifs à l’aide d’aiguilles et de lames de rasoir sur de la pellicule opaque et en coloriant, à la main, les « gravures » qui en résultent. La musique du film, toujours de Maurice Blackburn, et une musique semi-improvisée à laquelle McLaren ajoute quelques rythmes gravés à la main.

Trois autres films gravés sur pellicule suivent en 1959 : Short and Suite, œuvre essentiellement figurative, et deux œuvres entièrement abstraites : Serenal (tourné en 16 mm et gravé à l’aide d’un burin électrique) et Mail Early for Christmas.

Durant la seconde moitié des années cinquante, McLaren réalise aussi trois films à l’aide des papiers découpés : Rythmetic (coréalisé avec Evelyn Lambart), un jeu arithmétique pour enfants; Le Merle, inspiré d’une chanson folklorique, présente le seul merle blanc du monde qui, sur un arrière-plan en mouvement coloré au pastel, perd et retrouve des parties de son corps et The Wonderful World of Jack Parr (coréalisé avec Evelyn Lambart) qui a servi d’intertitres et de générique pour une émission de la chaîne de télévision NBC.

En 1957, McLaren et Claude Jutra réalisent Il était une chaise. Comme Voisins, c’est un film à trucages en prises de vues réelles, mais il est techniquement plus complexe que ce dernier parce qu’il présente une chaise manipulée avec des ficelles comme si c’était une marionnette. Le film constitue aussi une première en cela que McLaren y fait entendre de la musique indienne, alors encore étrangère au grand public occidental : la bande sonore est composée de musique improvisée pour le film par Ravi Shankar, Chatur Lal, et Modu Mullick. Un autre film à trucages (avec Arthur Lipsett) suit en 1961 : Discours de bienvenue de Norman McLaren dans lequel McLaren lui-même accueille le public du Festival de films de Montréal, malgré un microphone rebelle. Un an plus tard, McLaren, René Jodoin, Ron Tunis et Kaj Pindal réalisent New York Lightboard. Film muet, il est projeté sur un grand panneau publicitaire électrique à Time Square pour inviter les touristes à venir visiter le Canada. Les réactions des passants new-yorkais à l’originalité de ce message publicitaire – mélange de dessins sur pellicule, d’éléments découpés et feuilletoscope – sont enregistrées dans New York Lightboard Record.

Les années 1960

En 1960, McLaren co-réalise avec Evelyn Lambart Lignes verticales. Seules sont animées les lignes, gravées sur pellicule opaque à l’aide d’une pointe sèche et d’une règle. Ces même lignes, sont tournées, à l’optique, à 90? et deviennent, en 1962, Lignes horizontales. Puis, en 1965, la combinaison des Lignes verticales et des Lignes horizontales devient Mosaïque au moyen d’un tirage qui, en superposant des copies noir et blanc des deux films, ne fait apparaître que les petits points résultant de l’intersection des lignes verticales et horizontales en mouvement. Ces points ont été, par la suite, colorés à l’optique. Déjà à l’époque de la guerre, McLaren expérimente avec le scintillement et réalise Keep your Mouth Shut. Aussi abstraites qu’elles soient, le figures animées par McLaren bougent toujours d’un mouvement qui rappelle celui d’un animal. Mais ce rappel disparaît complètement dans Lignes et Mosaïque, des films au mouvement pur et à l’abstraction minimaliste. Les couleurs et la composition musicale de chaque film sont différentes : la musique de Lignes Verticales est improvisée par Maurice Blackburn sur un piano électrique; celle de Lignes Horizontales est composée et interprétée par Pete Seeger, le chanteur folk états-unien, sur douze instruments et surimposés sur une piste sonore. Pour Mosaïque, McLaren lui-même crée la musique en gravant directement sur la bande sonore et en introduisant, avec l’apport du mixeur sonore Ron Alexander, des réverbérations par la manipulation du son lors du ré-enregistrement.

En 1964, McLaren et Grant Munro réalisent un film semi idactique dont le thème est la musique. Intitulé Canon, le film, en partie animé et en partie tourné en prises de vues réelles, traite des principes sur lesquels repose le canon musical. Le canon de deux des trois parties du film est composé par le compositeur de l’ONF Eldon Rathburn.

En 1969, McLaren présente Spheres. Tourné en 1948 et co réalisé avec René Jodoin, le film présente des éléments découpés en métal sur un arrière-plan au pastel effectuant des panoramiques et des travellings.

1970-1983

Synchromie (1971) est la somme de toutes les expérimentations effectuées par McLaren dans le domaine du son synthétique. Photographiant sur la bande sonore les même motifs que ceux qui sont représentés, multipliés et colorés, sur la bande image, le film donne à voir ce qu’il fait entendre.

L’écran d’épingles (1973) est un documentaire sur l’animation à l’aide du procédé de l’écran d’épingles inventé par Alexandre Alexeieff et Claire Parker, les réalisateurs d’Une nuit sur le mont Chauve. Le documentaire capte la démonstration de cette invention unique pour l’animation en clair-obscur que les deux cinéastes ont faite à l’ONF.

De 1974 à 1978, McLaren et Grant Munro réalisent cinq films destinés aux étudiants en animation. Ces films font la démonstration des principes du mouvement animé.

De 1967 à sa retraite en 1983, McLaren réalise trois films ayant pour thème les danseurs de ballet. Pas de deux (1968) utilise le procédé de la démultiplication de l’image pour raconter l’histoire d’une jeune femme qui s’éveille à l’amour; Ballet Adagio (1972) est une étude en ralenti d’un pas de deux et, enfin, Narcisse, qui est son chant du cygne, fait le récit du mythe grec en présentant trois danseurs et une foule d’effets optiques.

De tous les films qu’il a réalisés, ses trois préférés étaient Voisins, Pas de deux et Caprice en couleurs.

McLaren à la retraite

Une fois à la retraite, McLaren abandonne la réalisation. Cependant, il se consacre à la révision complète des notes techniques de ses films, notes qu’il avait pris l’habitude de rédiger afin de répondre, de manière rapide et efficace, aux questions posées, tout au long de sa carrière, par des spectateurs et des cinéastes. C’est pour accompagner ces notes révisées que McLaren m’a demandé d’écrire la présente biographie artistique.

La seule activité cinématographique qu’il a durant ces années c’est son apparition, en 1986, à titre de comédien et de sujet interviewé, dans Creative Process : Norman McLaren, un film que j’ai réalisé.

Outre le jardinage, la nage et la lecture, sa principale activité durant ces années renoue avec un intérêt des années 1940 : à savoir la peinture et le dessin en stéréoscopie. Dans des œuvres de grand format et en couleur, il expérimente ce procédé en utilisant principalement des éléments découpés et il entretient une correspondance enthousiaste avec des artistes californiens peignant en stéréoscopie.

McLaren meurt le 26 janvier 1987 à l’âge de 72 ans.

 

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