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Pierre Hébert

Biographie

Pierre Hébert

Né à Montréal en 1944, Pierre Hébert étudie l’anthropologie et se destine à une carrière en archéologie nordique lorsqu’il commence à dessiner et à graver des films artisanaux directement sur la pellicule : Histoire verte (1962), Histoire d’une bébite(1962), Petite histoire méchante (1963), Opus 1 (1964). À cette époque, il collabore à la revue Objectif et illustre le recueil de poèmes de Paul Chamberland L’afficheur hurle.

Recruté par l’ONF en 1965, il y réalise d’abord Op Hop – Hop Op (1966), puis Opus 3 (1967), Autour de la perception (1968) et Notions élémentaires de génétique (1971), quatre œuvres abstraites, ainsi qu’un film pédagogique (Explosion démographique, 1967).

S’amorce alors dans son œuvre une période plus politique, marquée par des années de militantisme et la lecture assidue de Marx et de Brecht : Père Noël, père Noël (1974), Entre chiens et loup (1978), Souvenirs de guerre (1982). Terminé en 1984, Étienne et Sara, pour lequel il collabore avec le poète belge Serge Meurant, est un film de transition. Pour la première fois, Hébert se confronte à l’interdisciplinarité. Ses films suivants – Chants et danses du monde inanimé – Le métro (1985), Ô Picasso – Tableaux d’une surexposition (1985), Adieu bipède (1987) – l’amènent à collaborer étroitement avec des musiciens improvisateurs, ce qui l’incite à se risquer à la gravure sur pellicule en direct, c’est-à-dire devant spectateurs. Il grave ainsi en direct pour la première fois en 1986, lors du spectacle multidisciplinaire Confitures de gagaku de Jean Derome. Plusieurs performances suivent : Adieu bipède (1987), Adieu Leonardo (1987), etc. Le court métrage La lettre d’amour (1988) et le long métrage La plante humaine (1996) constituent l’aboutissement cinématographique de cette période de création intense.

De 1996 à 1999, Pierre Hébert assure la direction du studio d’animation du Programme français de l’ONF. À ce titre il produit plusieurs films, dont Le chapeau (1999), de Michèle Cournoyer, qui constitue l’aboutissement de son travail de producteur.

Quittant ensuite l’ONF, Hébert poursuit activement son œuvre rigoureuse et exigeante, donnant notamment des séries de spectacles avec le musicien américain Bob Ostertag et réalisant des œuvres numériques de façon indépendante : Between Science and Garbage (2003), Variations sur deux photographies de Tina Modotti (2004), La statua di Giordano Bruno (2005) et The Technology of Tears (2005). Pierre Hébert est aussi l’auteur de deux ouvrages portant sur le cinéma d’animation : L’ange et l’automate (1999, Les 400 coups) et Corps, langage, technologie (2005, Les 400 coups). En 2004, le gouvernement du Québec lui remet le prix Albert-Tessier.

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