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Quelques cinéastes marquants

Cette section présente la contribution artistique et cinématographique de quelques-uns des animateurs marquants de l’ONF. Il s’agit ici d’une amorce qui, nous en sommes conscients, demeure non exhaustive.

Vous pouvez consulter la section Portrait du site www.onf.ca/portraits pour en apprendre plus sur d’autres réalisateurs er réalisatrices.

Martine Chartrand

Martine Chartrand

L’œuvre de Martine Chartrand prend forme sur les bases d’un humanisme généreux, d’un engagement solide et d’un remarquable esprit de synthèse. On reconnaît en effet dans T.V. Tango (1992), son premier film, la marque d’une cinéaste aux préoccupations sociales aiguës, dont l’imagerie, d’inspiration classique, est mise au service d’une rhétorique claire, limpide, pleine d’une tendresse sincère pour les enfants qu’elle met en scène.

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Richard Condie

Richard Condie

Avec ses créatures, ses sons, ses situations et ses motifs inédits, Richard Condie étonne et fait les délices du grand public et des critiques du monde entier depuis plus d’un quart de siècle. Ce brillant réalisateur de dessins animés a créé un univers à nul autre pareil, peuplé d’apprentis qui ne cessent de se cogner aux arbres, de couples qui se querellent autour d’une partie de scrabble, d’oiseaux-cochons qui disséminent d’étranges bestioles au Canada, de pianistes hésitants et de garçons sans tête qui ne voient le danger que trop tard.

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Michèle Cournoyer

Michèle Cournoyer

Le thème des relations conflictuelles entre hommes et femmes est au cœur du travail de Michèle Cournoyer. Cela va des aléas de la vie conjugale (La basse cour) au désir amoureux (Accordéon) en passant par le drame de l’inceste (Le chapeau) et la hantise du vieillissement (Dolorosa). Optant pour le point de vue du personnage féminin, Michèle Cournoyer signe des images empreintes à la fois de douleur et d’humour noir. L’ensemble distille des émotions troublantes.

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Francine Desbiens

Francine Desbiens

Le nom de Francine Desbiens est associé à la technique du papier découpé, que la cinéaste a utilisée à plusieurs fins, en empruntant divers styles graphiques. Ce faisant, elle a montré toute la richesse de cette technique simple, qui a joué un rôle considérable dans l’histoire du cinéma d’animation à l’ONF.

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Jacques Drouin

Jacques Drouin

La carrière de Jacques Drouin est liée à l’une des techniques les plus rares de l’animation : l’écran d’épingles. Les films réalisés avec cet appareil étant peu nombreux, les possibilités de comparaisons sont limitées. Il faut donc placer le travail de Drouin dans la lignée de celui d’Alexandre Alexeïeff (1901-1982) et de Claire Parker (1906-1981), les pionniers de cette technique. Or, bien que les liens soient évidents, il faut reconnaître que le cinéaste a su affirmer sa personnalité en explorant les possibilités de l’instrument.

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Pierre Hébert

Pierre Hébert

L’œuvre de Pierre Hébert se distingue du tout-venant du cinéma d’animation d’auteur parce qu’elle relève de deux courants à la fois : le cinéma expérimental et le cinéma politique. Sa technique de prédilection – la gravure sur pellicule – tout comme ses partis pris esthétiques ont contribué à le singulariser. Ainsi, Hébert n’appartient vraiment à aucune école, même si on le qualifie souvent d’héritier de Norman McLaren.

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Chris Hinton

Chris Hinton

Chris Hinton est une figure importante du cinéma d’animation contemporain au Canada. Couvert de prix et deux fois sélectionné aux Oscars, c’est un maître de la technique, un professeur d’animation charismatique, enseignant à l’Université Concordia à Montréal, et un cinéaste qui réalise avec une égale aisance des films indépendants, des films publicitaires et des films dans le cadre de l’Office national du film.

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Co Hoedeman

Co Hoedeman

Dans les années 60, quand Co Hoedeman tourne ses premiers films d’animation de marionnettes, la technique est dominée par plusieurs années de réalisme tchécoslovaque. Chez le maître praguois Jirí Trnka, par exemple, la marionnette, bien que stylisée, reproduit la gestuelle humaine et présente une apparence proche de celle des êtres vivants. Pour des raisons de vraisemblance, les matériaux qui la composent restent invisibles à l’œil.

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René Jodoin

René Jodoin

René Jodoin a été tour à tour réalisateur et producteur. Bien qu’il ait mené ces deux carrières dans un esprit de continuité, il convient de les aborder distinctement car leur nature respective est bien différente. Jodoin fait partie de la première génération de cinéastes embauchée par Norman McLaren à l’ONF en 1943. Du groupe, il est sûrement celui sur lequel l’influence du cinéaste a été la plus grande. Son sens de l’innovation, de même que sa conception artisanale de l’animation appartiennent à cet héritage.

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Evelyn Lambart

Evelyn Lambart

Evelyn Lambart sera toujours connue pour deux choses, dont aucune ne rend justice à la qualité de son travail : sa collaboration étroite avec Norman McLaren, avec qui elle a coréalisé six films parmi lesquels des chefs-d’œuvre tels que Caprice en couleurs, Short and Suite et Lignes horizontales, et, peut-être malgré elle, pour avoir été une pionnière, la première cinéaste d’animation au Canada et l’une des premières femmes dans le monde à travailler, dans les années 1940 et 1950, ne serait-ce qu’à titre de coréalisatrice dans quelque forme d’expression cinématographique que ce soit.

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Caroline Leaf

Caroline Leaf

Peu importe le nombre de films réalisés ou de romans écrits, ce qui compte c’est la qualité : celle d’un roman sans pareil d’Emily Brontë, des sculptures de Camille Claudel, des poèmes de Sylvia Plath ou des films de Caroline Leaf.
Véritable auteure, Caroline Leaf a créé un univers qui lui est propre. Habité par des êtres fragiles dont les désirs sont contrecarrés par des circonstances qui les dépassent, c’est un monde de contrastes tranchés, de bestioles et d’humains, de hiboux et d’oies, d’enfants et de matriarches mourantes, de femmes dans l’obscurité qui rencontrent des hommes dans la clarté.

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Arthur Lipsett

Arthur Lipsett

Arthur Lipsett était un visionnaire, un satiriste à l’esprit créatif qui a su manipuler les éléments du cinéma pour bâtir une œuvre cohérente et inoubliable. Poète de la pellicule, il a réalisé sa vision en mariant de façon originale des chutes de films inutilisées par d’autres cinéastes de l’ONF et des séquences qu’il avait lui-même tournées. Avec ses assemblages de sons et d’images provenant de sources diverses, Lipsett a réussi à fabriquer quelque chose d’artistique et d’inédit, obligeant le spectateur à appréhender le cinéma de manière tout à fait nouvelle, à le vivre non seulement comme un divertissement mais aussi comme une remise en question du monde.

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Bernard Longpré

Bernard Longpré

La multiplicité des techniques utilisées par Bernard Longpré ne devrait pas occulter le fait que son œuvre est d’abord et avant tout une œuvre graphique, axée sur l’image et accessoirement narrative. Ces caractéristiques se retrouvent en effet, dès 1965, dans sa première réalisation, Test 0558, film abstrait dans lequel le cinéaste expérimente les possibilités offertes par l’utilisation d’un ordinateur (machine qu’on appelle encore, à cette époque, un « calculateur numérique »).

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Norman McLaren

Norman McLaren

Né à Stirling, en Écosse, en 1914, Norman McLaren s’est intéressé très tôt au cinéma grâce aux œuvres des grands cinéastes russes Eisenstein et Pudovkin, et à celle de l’animateur allemand Oskar Fischinger. Étudiant à l’école d’art de Glasgow, passionné de danse, il réalise des documentaires stylisés (Seven Till Five, 1933) avant de joindre le General Post Office Film Unit (GPOFU) de Londres, où il travaillera pour John Grierson. C’est au GPOFU qu’il réalise Love on the Wing (1937), dessiné directement sur pellicule.

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Grant Munro

Grant Munro

Covedette de Voisins/Neighbours, un des films les plus applaudis de l’histoire de l’ONF, Grant Munro a prêté son talent et son charme à diverses productions au fil d’une carrière s’étalant sur quarante années. Il appartenait à cette première génération d’artistes qui sont entrés à l’ONF à ses débuts à Ottawa. Tout comme Colin Low et Wolf Koenig, Grant Munro a déployé une impressionnante polyvalence en tant que cinéaste. Excellent coéquipier, il apportait toujours volontiers sa contribution au processus de création collective que l’on reconnaissait dans le monde entier comme étant la principale force de l’Office national du film du Canada. Munro était non seulement un habile réalisateur de films d’animation et de documentaires, il a aussi exercé plus d’une fois son talent d’acteur et de danseur à l’écran. La carrière de Grant Munro à l’ONF brille de nombreux éclats qui mettent en évidence ses habiletés variées.

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Ishu Patel

Ishu Patel

Ishu Patel a créé une œuvre qui est hantée par de profondes questions philosophiques : Y a-t-il une vie après la mort? Quel est le sort de l’humanité? Pourquoi la mort? Que devons nous apprendre pour trouver le paradis? La créativité artistique d’Ishu Patel, brillant cinéaste d’animation toujours prêt à expérimenter, est telle qu’elle propulse son œuvre à des niveaux de complexité qui se prêtent à sa quête perpétuelle du sens de la vie.

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John Weldon

John Weldon

Les talents de conteur de John Weldon, de même que ses prouesses techniques et son esprit inventif, le classent au premier rang des créateurs de films d’animation à l’échelle mondiale. Ne reculant jamais devant la controverse, il aime s’attaquer dans son travail à des thèmes fondamentaux allant des questions d’identité personnelle aux enjeux d’éthique et de morale. Pour Weldon, l’individu prime sur un système qu’il estime soit corrompu, soit trop conservateur, et les œuvres qu’il réalise sont immanquablement satiriques, teintées d’humour noir.

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