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Techniques

L’animation et ses techniques

Michèle Cournoyer dessine à l'encre de Chine. Photo: Sophie Quévillon. © ONF

Michèle Cournoyer dessine à l'encre de Chine. Photo: Sophie Quévillon. © ONF

Paul Morstad utilise le système SANDDE<sup>MD</sup>. © ONF

Paul Morstad utilise le système SANDDEMD. © ONF

Chris Hinton a réalisé plusieurs films en dessin traditionnel. © ONF

Chris Hinton a réalisé plusieurs films en dessin traditionnel. © ONF

Martine Chartrand anime ses films avec de la peinture sur verre. Photo: Sophie Quévillon. © ONF

Martine Chartrand anime ses films avec de la peinture sur verre. Photo: Sophie Quévillon. © ONF

Par Marcel Jean
Spécialiste du cinéma d’animation

Encore aujourd'hui, le cinéma d'animation conserve une part de mystère auprès du public. Il n'est pas rare, en effet, que les artisans de ce type de films doivent expliquer à des spectateurs curieux leurs techniques de réalisation, un peu à la façon des magiciens qu’on presse de révéler leurs trucs.

Si cette situation persiste, c'est en partie parce qu'il existe un grand nombre de techniques permettant de recréer le mouvement et qu’il peut être difficile de s’y retrouver. Certaines sont largement répandues, comme le dessin animé sur cellulo ou l'animation de marionnettes; mais d’autres techniques sont plus rares, tels la gravure sur pellicule ou l'écran d'épingles d'Alexeïeff-Parker. De plus, les cinéastes d'animation, dans leur recherche d'originalité ou leur volonté de concevoir une esthétique collant à leur propos, ont constamment cherché à innover. C'est pourquoi on constate qu’au fil des ans, les techniques traditionnelles ont évolué, ou encore, ont été adaptées, voire combinées.

Nous décrivons ci-dessous chaque technique, puis nous commentons les principaux films réalisés à l’ONF grâce à son utilisation. Bien sûr, en choisissant cette façon de procéder, nous ne tenons pas compte de certains films réalisés en dehors des normes habituelles. Par exemple, Zéa (1981), d'André et Jean-Jacques Leduc, est le résultat d'un travail de macrophotographie à très haute vitesse : les cinéastes ont eu recours à une technologie de pointe pour filmer l'éclatement du maïs soufflé. Le résultat est étonnant, mais ce film n'a ni précurseur ni postérité. Il n'est révélateur d'aucune tendance de fond dans le développement du cinéma d'animation.

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