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Les premières années

L’après-guerre
Les années d’après-guerre sont marquées par un essor économique. Cet accroissement a nécessairement un effet sur l’environnement. Dans les provinces des Prairies, la demande en eau croît sans cesse pendant que les ressources diminuent. Produit par l’ONF en 1951, avec la coopération de la Commission de conservation des rocheuses orientales et du Service forestier de l’Alberta, De l’eau pour les Prairies (visionnez un extrait) soulève cette question. Le film rappelle qu’avec la diminution constante des nappes d’eau souterraines, une exploitation incontrôlée des forêts qui se trouvent sur le versant oriental des Rocheuses (source principale d’eau potable) et la fonte des glaciers, le problème d’approvisionnement en eau est criant pour les gouvernements fédéral et albertain.

Propagande et confiance en la science
Cependant, De l’eau pour les Prairies (visionnez un extrait) s’attarde très peu sur la nature du problème. Il cherche plutôt à convaincre le spectateur que la Commission de conservation des Rocheuses orientales a la situation en main, qu’elle connaît bien le problème et qu’elle a déjà mis en place un plan d’action efficace. Grâce au développement de la science et des techniques, elle est en mesure d’imposer une coupe sélective des arbres et un programme efficace de reforestation, de mieux prévenir les incendies de forêt, d’améliorer l’accès aux régions boisées, de lutter contre les maladies des arbres et de faire la guerre aux insectes nuisibles. Le film conserve donc un côté propagandiste, qui rappelle les films produits en temps de guerre, et affirme qu’avec l’aide de la science l’humain peut aisément dominer la nature.

Le Service du film scientifique
À la fin des années 1950, de grandes innovations technologiques (on pense notamment au lancement dans l’espace par l’Union soviétique du premier satellite artificiel, Spoutnik I, le 4 octobre 1957) vont créer un engouement pour la science et, par le fait même, une demande accrue pour les films scientifiques. Le Service du film scientifique du studio B de l’ONF, créé en 1948, répondra à cette demande. Produits pour le marché éducatif, les films du Service vont circuler dans les écoles primaires et secondaires ainsi que dans les universités du Canada pendant plus de 20 ans.

Un film au nord du 70e parallèle
À l’hiver 1958, le Service du film scientifique envoie une équipe restreinte de tournage aux îles de la Reine Élisabeth au nord du 70e parallèle afin de témoigner de l’adaptation et de la bataille pour la survie de la faune et de la flore dans l’Arctique. L’extrême nord canadien: la faune et la flore (visionnez un extrait) est disponible dans toutes les écoles et universités du pays au printemps 1959. Jamais une équipe de l’ONF n’aura été aussi loin pour tourner des images de l’Arctique.

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