En temps de guerre

En temps de guerre

Les Canadiens à Mons

Le film

Année
1918

Durée
03 min 31 s

Compagnie de production
Canadian War Records Office, Ministry of Information

Ce film commence par une courte scène tournée à Valenciennes, en France, probablement le 2 novembre 1918, jour de la prise de la ville par les forces alliées. Cette scène montre le président français, Raymond Poincaré, reçu par les officiers et les soldats de la 4e Division canadienne, qui a joué un rôle directeur dans l’opération. Nous voyons aussi des scènes où Poincaré prononce un discours. Vient ensuite une longue séquence présentant le défilé de la victoire des troupes canadiennes sur la Grande Place de Mons, en Belgique, le 11 novembre 1918, dernier jour de la guerre.

La 4e Division canadienne est alors sous le commandement du major-général David Watson, que nous voyons brièvement dans la scène tournée à Valenciennes. Il sourit derrière sa moustache, parmi les nombreux officiers qui marchent vers la caméra en passant les troupes en revue. Watson apparaît dans la file tout juste avant que les officiers français entrent dans le cadre. Dans les célébrations qui suivent la libération de Valenciennes, les officiers supérieurs britanniques rejettent la demande des Canadiens d’obtenir la place d’honneur en reconnaissance de leur rôle dans la reprise de la ville. Irrités par ce qu’ils considèrent comme des prétentions nationalistes de la part des officiers canadiens, les Anglais gardent la main haute sur cette cérémonie de la victoire et Watson, dans son journal, gardera de cet événement un souvenir « glacial ».

Neuf jours plus tard, à Mons, l’histoire sera tout autre, à la suite du succès de la 3e Division canadienne sous le commandement du major-général F. O. W. Loomis. Ce jour-là, le général Currie ordonne la tenue d’un défilé de la victoire où chaque unité du Corps canadien se trouve représentée. On ne peut qu’imaginer l’émotion profonde et le soulagement ressentis au sein du Corps canadien au moment où ses soldats traversent la Grande Place de la ville, marquant ainsi la fin de la guerre la plus destructrice que le monde ait jamais connue. Cette ville signifie énormément, car c’est à Mons que les troupes britanniques ont engagé leur première grande bataille, en août 1914.

Une grande partie de ce défilé de la victoire se déroule ici sous nos yeux. L’officier qui fait la revue se trouve hors cadre, à gauche, sa présence pouvant se lire clairement dans le regard des hommes qui passent. Les premiers soldats, des cyclistes du Bataillon des cyclistes du Corps canadien, sont suivis par un détachement de l’Artillerie canadienne de campagne. Viennent ensuite les troupes du Corps expéditionnaire – placées sous le commandement direct du commandant du Corps –, puis des soldats de formations subalternes du Corps canadien, en l’occurrence la 3e Division d’infanterie canadienne. À la tête de cette section s’avancent les Fifth Lancers, un régiment de cavalerie britannique attaché aux Canadiens lors de la capture de Mons. La présence de cette cavalerie s’explique aussi par une raison sentimentale, puisqu’elle était parmi les premières unités britanniques à combattre les Allemands à Mons, en août 1914. Viennent ensuite les militaires du Canadian Light Horse, dont certains portent les lances de défilé en grande tenue et d’autres des fusils, « à la main » ou dans leurs étuis. Ils sont suivis de détachements représentatifs des quatre bataillons d’infanterie de la 7e Brigade d’infanterie canadienne. Tout d’abord, le Régiment royal canadien, puis le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. Viennent ensuite, en kilt, les hommes du 42e Bataillon de Montréal (Royal Highlanders of Canada), mieux connu sous le nom de Canadian Black Watch. Le dernier détachement d’infanterie est issu du 49e Bataillon, qui porte aujourd’hui le nom de Loyal Edmonton Regiment. La séquence finale montre un motocycliste et une automobile blindée de la Canadian Motor Machine Gun Brigade (brigade canadienne de mitrailleuses motorisées), la première unité blindée au monde.

La 7e Brigade d’infanterie canadienne est alors commandée par le Brigadier-général J. A. Clark, qui, à 32 ans, est l’un des plus jeunes officiers canadiens. Durant sa longue vie, Clark retournera à Mons de nombreuses fois pour des cérémonies commémoratives.




Un peu d'histoire

Les troupes montées canadiennes

Les commandants


Images

Les hommes du 42e Highlanders sont les premiers arrivés à Mons, France Parade militaire, vers 1918 Parade militaire, la flotte des « Flying Boat », vers 1918

Ressources éducatives

La prise de Mons